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Inventer pour préparer l'avenir

actualité : Nationale
Vendredi 13 Décembre 2013
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Comment continuer de développer l’associatif avec moins de financements ? Derrière cette équation, c’est tout un champ économique qu’il faut rénover. Un article paru dans le supplément du Monde, par Hugues Sibille et Viviane Tchernonog.

L’avenir des associations se joue maintenant. Après une longue période de développement s’ouvre une ère nouvelle : moins de ressources publiques, davantage de besoins sociaux, des attentes citoyennes en hausse. Faut-il faire plus d’associatif avec moins?

L’idée, simple, est insuffisante. Il faut donc tenter de faire «autrement». Le diagnostic de départ se résume ainsi : la puissance associative est ébranlée dans ses fondamentaux.
Oui, le secteur associatif reste une puissance socio-économique: il compte aujourd’hui
1,8 million d’emplois (8% des effectifs du secteur privé) et pèse 85 milliards d’euros (3,2%
du produit intérieur brut français).

Malgré la crise, le secteur s’est développé rapidement jusqu’en 2010.Mais ses fondamentaux, financiers et humains, sont remis en question. Depuis 2011, le secteur connaît une stagnation de son poids et de ses emplois. Une «première» négative, qui tient, pour l’essentiel, à la baisse de la plupart des financements publics : de ce point de vue, seuls les conseils généraux se maintiennent.

Sur le plan humain, l’action des associations gestionnaires, de plus en plus technique, requiert des compétences élevées (dans les technologies numériques par exemple). Les employeurs associatifs peinent à rémunérer ces compétences à leur juste niveau. Les emplois d’avenir ne régleront pas ce problème.
Si le bénévolat reste en expansion, bien des bénévoles ne souhaitent plus s’impliquer
dans le projet associatif, préférant donner des coups de main ponctuels.

Voici donc que se profilent des années d’aléas. Les difficultés sont nombreuses, mais pas
uniformes. Le secteur médico-social (insertion des personnes vulnérables ou handicapées, aide à domicile et développement social des territoires) subit les effets de la raréfaction et de la transformation des financements publics. Le secteur socioculturel et l’éducation populaire (MJC, bibliothèques, médiathèques, théâtres,musées…) connaissent des difficultés chroniques et croissantes de trésorerie. Les clubs sportifs ont de plus en plus de mal à trouver des bénévoles compétents au regard de réglementations exigeantes. Quant aux associations militantes–actives dans la défense de l’environnement, du cadre de vie, des consommateurs, des causes ou des minorités – qui jouent un rôle d’alerte auprès des pouvoirs publics, elles sont le plus souvent exclues des financements publics et peinent à trouver des ressources autres que les cotisations et quelques dons.
Les discours globalisants sur le monde associatif trouvent vite leurs limites, mais on peut pointer quelques enjeux d’ensemble.

La suite de l'article sur le site de la CPCA

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